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M-Audio Trigger Finger - AudioFanzine
M-Audio Trigger Finger
Constructeur :
Distributeur :
Prix neuf moyen :
Argus en savoir plus... :
Avis Global :   6 / 10

Par Resextensa le 09/07/2005
Padam, Padam…
Test du Trigger Finger de M-Audio
Après avoir sorti sa Black Box, co-signée Roger Linn, à l'intention des guitaristes, M-Audio s'intéresse au monde des contrôleurs rythmiques en s'inspirant de la célèbre MPC. Le résultat tient en 16 pads, 8 potars et 4 faders sur lesquels nous avons posé les doigts.

 

Une sorte de généalogie

C'est au début des années 80 que Roger Linn crée la LinnDrum, une boîte à rythme qui va littéralement révolutionner le monde de la production musicale, et briser la carrière de toute une génération de batteurs !

Réservée dans un premier temps aux compositeurs fortunés en raison de son prix exorbitant pour l'époque, son succès est tel qu'elle apparaît sur les tracks de la plupart des albums de la décennie qui va suivre, remplaçant dans un nombre de séance incalculable les bons vieux fûts sonnants, mais parfois trébuchants. Le son de l'engin possède une dynamique monstrueuse, et les grooves qu'elle génère séduisent tous les dance floor de la planète. Après un tel tube technologique, il n'est pas étonnant qu'Akai ait fait appel quelques années plus tard à Roger Linn en personne pour mettre au point une boîte à rythme sophistiquée, conçue autour du sampling. C'est de cette collaboration que va naître un second mythe, la MPC60.

Même si le succès n'est pas aussi rapide et foudroyant que pour la LinnDrum - il faudra quelques années et les améliorations des versions successives pour mettre tout le monde d'accord, la MPC obtient bientôt l'unanimité du monde du groove qui la reconnaît comme la boîte à rythme la plus swing de tous les temps.

Entre autres réussite de la bête, on mentionnera des pads tactiles procurant un feeling exceptionnel particulièrement propice à la programmation de patterns de batterie, et un timing que certains qualifient de "magique" tant elle semble transformer en or le moindre .wav qui passe par sa moulinette. La MPC devient ainsi, et dans beaucoup de cas reste encore aujourd'hui la référence absolue de toutes les musiques conçues autour des percussions séquencées et des loops.

Reprenant l'idée des fameux pads de la MPC, le Trigger Finger est donc le digne descendant de la famille Linn, qu'elle unit en passant au monde de l'informatique musicale.

Vous avez toujours rêvé de tripoter une MPC, mais vous êtres un inconditionnel de Reason ou de Live ? Ou bien tout simplement, vous en avez marre de faire poum-poum-titakoum sur les touches de votre clavier ? Alors M-Audio vous sauve le coup avec le Trigger Finger, une surface de contrôle regroupant non seulement 16 pads conçus pour la programmations des grooves, mais aussi 4 faders et 8 potars rotatifs, offrant ainsi une véritable surface de contrôle MIDI ! A découvrir d'urgence…

Commençons par dépiauter le biniou, et découvrons les jolis reflets argentés malicieusement émis par le désormais traditionnel plastique finement granulé dans lequel sont moulées nombre de coques M-Audio. Celle-ci confère à la machine un bon look et une rigidité impeccable, pour une dimension d'environ 28 x 25 x 3 cm.

On remarque tout de suite 4 zones de travail : la matrice principale contenant les 16 pads, un bloc d'édition comprenant un led d'affichage à 3 caractères et 4 larges boutons avec témoins lumineux, deux lignes regroupant huit potars et une surface de contrôle munie de 4 faders proposant une course d'environ 60 mm.

Premier contact ! Les pads sont confortables, fabriqués dans un caoutchouc très fin, agréable à palper, et d'une taille suffisante de 3 x 3 cm qui permet de jouer sans problème des roulements, ou tout autre effet de percussion. Ils sont dynamiques, mais aussi sensibles à la pression, ce qui leur permet d'envoyer des informations de contrôles continus, exactement comme l'aftertouch sur un clavier.

M-Audio Trigger Finger : des potars agréables à manipuler

Les faders sont souples et les potars, très classiques, possèdent un indicateur de position blanc bien visible, propice à la manipulation dans des environnements sombres.

Bref, côté physique, le Trigger Finger a une bonne tête et est équipé d'outils de contrôle solides, témoignant d'une fabrication soignée.

Connectique basique pour le Trigger Finger de M-Audio

Sur le panneau arrière, on trouve une connexion USB, une sortie MIDI et une prise destinée à recevoir une alimentation externe 9v non fournie dans le pack. Notons ici que connecté à un ordinateur, le Trigger Finger est alimenté par la connexion USB et ne demande pas de jus supplémentaire.

L'adaptateur secteur sera par contre indispensable si l'on souhaite l'utiliser pour contrôler un expandeur hardware grâce à la sortie MIDI, sans passer par un ordinateur. Précisons aussi que la machine, toujours grâce à sa sortie MIDI, peut servir d'interface entre l'ordinateur et un tel expandeur externe, le driver installant un slot " Trigger Finger " dans les sorties MIDI de votre séquenceur.

 

Une installation en velours

Rien de plus évident que l'installation du Trigger Finger qui, étant compatible XP et Mac OS X, ne nécessite même pas d'installation de driver pour pouvoir être reconnu. Cependant, pour pouvoir l'utiliser dans plusieurs applications (en mode Rewire par exemple), il faut installer le driver MIDI. Lorsque l'on insère dans l'ordinateur le CD fourni par M-Audio, un petit utilitaire en français se lance automatiquement, permettant de choisir les produits à installer.

Notons ici qu'en plus de notre boîte à pads, on peut aussi installer un soft d'édition baptisé Enigma sur lequel nous reviendront. Après avoir fait ronfler le drive du CD pendant quelques secondes, on nous annonce que c'est terminé, et qu'il n'y a plus qu'à brancher la bête. C'est ce que nous faisons donc sans plus tarder, pour entendre alors le doux refrain de Windows (désolé pour les Macqueux) qui se débrouille tout seul avec son wizzard pour faire reconnaître la machine sur le port USB et faire fonctionner tout cela : un véritable hymne à la joie !